J’aimerai dédier cet article à Valery Legassov, Boris Shcherbina, ces dizaines de scientifiques et ces milliers de héros qui se sont sacrifiés pour l’humanité.

Nous sommes en Ukraine des années 1960, époque où l’URSS règne encore. Alors que ce pays connait finalement une paix relative, ce n’est qu’en 1968 que son histoire tourne au cauchemar.

Plus précisément à minuit et quarante huit minutes.

Je ne me suis jamais intéressée aux détails concernant la catastrophe de Tchernobyl qui s’est passée le 26 avril 1986. J’en ai entendu parler quelques fois, mais je ne savais que quelques informations de bases. Lorsque HBO annonce sa série concernant cet événement majeur, j’étais hésitante si je voulais vraiment la regarder.

Pourtant, je suis passionnée d’histoire, j’aime entendre les actualités, en apprendre plus sur la culture et le monde qui nous entoure. Mais là, j’hésitais. Les catastrophes nucléaires, ce n’est pas ma tasse de thé. Je savais que cette série, qu’elle soit bonne ou pas, allait me bouleverser. Je savais que ça allait être dur à observer, et ce le fut.

D’habitude, je ne prends pas en compte l’opinion publique concernant un film ou une série, car je pense que chaque personne a des goûts différents. Mais là, pour une rare fois, une série conquis le cœur, de beaucoup, beaucoup de gens. Les critiques sont unanimes : HBO’s Cherboyl a must-watch miniseries.

C’est même devenu la série la mieux notée, battant du même coup Game of Thrones et Breaking Bad. Obtenant ainsi la note de 9.7 sur 10, sur le site américain de référencement, IMDb. Cela fait de Chernobyl la meilleure série de l’histoire. Rien de moins.

C’est la première fois, depuis Game of Thrones, que j’ai suivi avec assiduité, que je suis témoin d’un tel engouement envers une série. En revanche, ce qui m’a vraiment impressionné et surprise, c’est que Chernobyl est une série historique, pas fictionnelle, ni fantastique. C’est rare qu’une série de ce genre arrive à susciter autant d’enthousiasme et d’admiration.

Une caractéristique que j’ai particulièrement apprécié, c’est que ce soit une minisérérie. Elle est composée de 5 épisodes d’une heure chacun. Ce qui me plait dans ce genre de format, c’est que ça ne demande pas une certaine gestion du temps. Durant mes vacances, j’ai donc demander à mon père, d’écouter pendant une semaine, à chaque soir, un épisode avec moi. C’était en quelque sorte notre rendez-vous du soir où on se mettait bien confortable pour s’attaquer à un nouvel épisode.

Je n’ai pas été décue, au contraire. J’ai même de la misère à écrire dans des mots à quel point Chernobyl est venue chercher ma sensibilité. Les acteurs, le scénario, les images, tout est vraiment au comble de mes attentes. J’ai été profondément touchée, bouleversée émue par cette mini-série.

J’ai même cliquer sur pauses des fois pour admirer la qualité, le moment de l’image projetée.

Les relations étroites entre ces personnages m’a beaucoup ému. Presque tous inspirés de vraies personnes, ils m’ont ébranlé. Au moment où notre monde aurait pu s’écrouler, c’est grâce à eux, si l’Europe est sauve. Ils ont espéré, et ils se sont battus envers et contre tous pour ce qu’ils croyaient et affirmaient.

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Il y a une belle leçon de morale, d’humanité à apprendre de Chernobyl, et chacun finit cette série en ayant l’impression de voir les choses autrement.

Ce qui choque dans Chernobyl, c’est qu’on aimerait imaginer que c’est un univers de fiction, que ce sont des zombies, des mutants, n’importe quoi.

Pourtant, c’est la réalité, et c’est terrifiant.

Un mot pour décrire cette minisérie? Époustouflant.

Les cinq épisodes au complet sont très bien réalisés et rendent un vrai hommage envers ces victimes innocentes et reflètent la tragédie avec un certain respect pour ceux qui se sont sacrifiés. J’ai eu un coup de cœur pour l’épisode ultime, soit l’épisode 5. C’est une finale qui clôt la série avec grande classe, et quoi dire de l’épilogue final, plein d’humanité qui m’a laissé les yeux plein d’eau.

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Je le reconnais, j’ai pleuré, beaucoup, en regardant Tchernobyl. C’est dur, vraiment, de voir des milliers de gens infectés et souffrant le martyre. Trop, beaucoup trop de gens, se sont sacrifiés pour le coût des mensonges.

Je me suis sentie impuissante, si petite dans mes souliers. En contrepartie, j’ai ressenti un profond sentiment d’admiration et de reconnaissance envers ces héros. Ces héros qui ont empêché notre monde de sombrer dans la catastrophe.

C’est pourquoi il faut écouter Chernobyl, pour se souvenir de ceux qui se sont sacrifiés, pour ne jamais oublier.

xx

une fille au chocolat